Mettre en question ses propres cadres et formatages, déplacer/renforcer ses modalités d’écriture (au sens large), ouvrir de nouveaux champs scéniques, échapper à la logique de productivité avant tout, creuser en soi la nécessité de ce que l’on a à dire et de comment on pourrait le dire… 

Autant d’enjeux potentiels de toute recherche.

Pour y parvenir, L’L propose un cadre de travail qui s’articule autour de cinq mots-clés :

Retrait

Une recherche à L’L implique de se retirer et de travailler en solitaire ; si des tandems ou trio de chercheurs peuvent exister, ce sont des exceptions.

Pourquoi ce choix de chercher seul ?

Habituellement, les arts de la scène se pratiquent essentiellement en équipe. À L’L, « se déplacer » passe également par se priver de ce « confort », de cette « béquille » que peut être l’autre. Qui dit retrait, dit ouverture à l’introspection, et trouver en soi les sources, moyens, outils pour répondre aux questions de sa recherche.

Ce retrait est rendu possible par un accompagnement adapté, un temps et un espace spécifiques, et des moyens financiers.

Accompagnement

Pour soutenir au mieux chaque démarche de recherche. Une question de dialectique, de dialogue, de maïeutique, doublé d’une vigilance à respecter l’intégrité de chaque chercheur.

Cette pratique d’accompagnement se décline sous quatre formes particulières :

Deux rendez-vous obligatoires, lors de chaque résidence

Deux rencontres avec le tandem d’accompagnement de L’L (Olivier Hespel et Michèle Braconnier). L’un en amont de chaque résidence, pour une discussion dramaturgique visant à établir les enjeux spécifiques et les questions à creuser au cours de la résidence à venir. L’autre, au dernier jour de chacune de ces résidences, pour partager le travail brassé et pour aborder les points où le chercheur s’est trouvé « coincé », les endroits où il n’est pas allé, les portes qu’il a ouvertes… Tout cela, de manière non intrusive et bienveillante, avec la possibilité de rencontres supplémentaires, en cas de demande

Regards

Ces présences peuvent venir étoffer le tandem de L’L, lors de certains des rendez-vous de dernier jour de résidence. Il s’agit d’une personne (auteur, metteur en scène, chorégraphe, créateur, professionnel des arts vivants,…) « étrangère » à la recherche en question, invitée pour apporter son regard, ses questions et ses points de vue sur la démarche qu’il découvrira à l’occasion.

Accompagnement réflexif et théorique

Un accompagnement réflexif et théorique est proposé aux artistes-chercheurs, en fonction des besoins, et de manière récurrente si nécessaire. Il s’agit d’un dialogue avec un « questionneur », pour mieux identifier la raison d’être de leur propre démarche, en s’appuyant sur des références livresques en lien avec les thématiques abordées. Cet accompagnement est réalisé par Pierre Boitte, sociologue et philosophe de formation, longtemps chercheur universitaire en éthique clinique en Belgique et en France.

Mentors

Des « mentors » sont ponctuellement conviés à entrer dans le processus de recherche (pour trois jours de travail au maximum). Il s’agit de personnes plus expérimentées dans un domaine exploré, aussi bien d’un point de vue théorique que pratique.

Temps

Le prendre, le perdre… se perdre…

Une recherche à L’L n’a pas de durée prédéfinie et peut se dérouler sur plusieurs années. Chaque recherche se décline en une série de résidences de travail de deux à trois semaines (assez pour déposer ses valises et tenter, esquisser ; pas assez pour peaufiner, construire), à raison de quatre fois par an et d’une période de jachère de deux à trois mois entre chaque résidence (prendre du recul, mais ne pas perdre le fil).

Espace

Un plateau pour travailler, avec un (strict) minimum de matériel et ce, afin que l’artiste-chercheur ne se cache pas derrière la technique, et réponde par lui-même aux questions de la recherche.

Chercher étant « se déplacer » (de soi-même, de ses paradigmes, de ses cadres), L’L veille à proposer un espace différent d’une résidence à l’autre.

Ces espaces sont entièrement mis à la disposition du chercheur, sans aucune interférence extérieure, afin que ce dernier s’y sente dans son intimité et totalement libre dans son travail.

Moyens

Les artistes sélectionnés pour devenir chercheurs à L’L bénéficient d’une bourse de recherche, rendant possible financièrement la démarche de « retrait »  régulier de leurs activités artistiques habituelles.

Mettre en question ses propres cadres et formatages, déplacer/renforcer ses modalités d’écriture (au sens large), ouvrir de nouveaux champs scéniques, échapper à la logique de productivité avant tout, creuser en soi la nécessité de ce que l’on a à dire et de comment on pourrait le dire… 

Autant d’enjeux potentiels de toute recherche.

Pour y parvenir, L’L propose un cadre de travail qui s’articule autour de cinq mots-clés :

Retrait

Une recherche à L’L implique de se retirer et de travailler en solitaire ; si des tandems ou trio de chercheurs peuvent exister, ce sont des exceptions.

Pourquoi ce choix de chercher seul ?

Habituellement, les arts de la scène se pratiquent essentiellement en équipe. À L’L, « se déplacer » passe également par se priver de ce « confort », de cette « béquille » que peut être l’autre. Qui dit retrait, dit ouverture à l’introspection, et trouver en soi les sources, moyens, outils pour répondre aux questions de sa recherche.

Ce retrait est rendu possible par un accompagnement adapté, un temps et un espace spécifiques, et des moyens financiers.

Accompagnement

Pour soutenir au mieux chaque démarche de recherche. Une question de dialectique, de dialogue, de maïeutique, doublé d’une vigilance à respecter l’intégrité de chaque chercheur.

Cette pratique d’accompagnement se décline sous quatre formes particulières :

Deux rendez-vous obligatoires, lors de chaque résidence

Deux rencontres avec le tandem d’accompagnement de L’L (Olivier Hespel et Michèle Braconnier). L’un en amont de chaque résidence, pour une discussion dramaturgique visant à établir les enjeux spécifiques et les questions à creuser au cours de la résidence à venir. L’autre, au dernier jour de chacune de ces résidences, pour partager le travail brassé et pour aborder les points où le chercheur s’est trouvé « coincé », les endroits où il n’est pas allé, les portes qu’il a ouvertes… Tout cela, de manière non intrusive et bienveillante, avec la possibilité de rencontres supplémentaires, en cas de demande

Regards

Ces présences peuvent venir étoffer le tandem de L’L, lors de certains des rendez-vous de dernier jour de résidence. Il s’agit d’une personne (auteur, metteur en scène, chorégraphe, créateur, professionnel des arts vivants,…) « étrangère » à la recherche en question, invitée pour apporter son regard, ses questions et ses points de vue sur la démarche qu’il découvrira à l’occasion.

Accompagnement réflexif et théorique

Un accompagnement réflexif et théorique est proposé aux artistes-chercheurs, en fonction des besoins, et de manière récurrente si nécessaire. Il s’agit d’un dialogue avec un « questionneur », pour mieux identifier la raison d’être de leur propre démarche, en s’appuyant sur des références livresques en lien avec les thématiques abordées. Cet accompagnement est réalisé par Pierre Boitte, sociologue et philosophe de formation, longtemps chercheur universitaire en éthique clinique en Belgique et en France.

Mentors

Des « mentors » sont ponctuellement conviés à entrer dans le processus de recherche (pour trois jours de travail au maximum). Il s’agit de personnes plus expérimentées dans un domaine exploré, aussi bien d’un point de vue théorique que pratique.

Temps

Le prendre, le perdre… se perdre…

Une recherche à L’L n’a pas de durée prédéfinie et peut se dérouler sur plusieurs années. Chaque recherche se décline en une série de résidences de travail de deux à trois semaines (assez pour déposer ses valises et tenter, esquisser ; pas assez pour peaufiner, construire), à raison de quatre fois par an et d’une période de jachère de deux à trois mois entre chaque résidence (prendre du recul, mais ne pas perdre le fil).

Espace

Un plateau pour travailler, avec un (strict) minimum de matériel et ce, afin que l’artiste-chercheur ne se cache pas derrière la technique, et réponde par lui-même aux questions de la recherche.

Chercher étant « se déplacer » (de soi-même, de ses paradigmes, de ses cadres), L’L veille à proposer un espace différent d’une résidence à l’autre.

Ces espaces sont entièrement mis à la disposition du chercheur, sans aucune interférence extérieure, afin que ce dernier s’y sente dans son intimité et totalement libre dans son travail.

Moyens

Les artistes sélectionnés pour devenir chercheurs à L’L bénéficient d’une bourse de recherche, rendant possible financièrement la démarche de « retrait »  régulier de leurs activités artistiques habituelles.