Mettre en question ses propres cadres et formatages, déplacer/renforcer ses modalités d’écriture (au sens large), ouvrir de nouveaux champs scéniques, échapper à la logique de productivité avant tout, creuser en soi la nécessité de ce que l’on a à dire et de comment on pourrait le dire… 

Autant d’enjeux potentiels de toute recherche.

Pour y parvenir, L’L propose un cadre de travail qui s’articule autour de cinq mots-clés :

Retrait

Une recherche à L’L implique de se retirer et de travailler en solitaire ; si des tandems ou trio de chercheur.e.s peuvent exister, ce sont des exceptions.

Pourquoi ce choix de chercher seul ?

Habituellement, les arts de la scène se pratiquent essentiellement en équipe. À L’L, « se déplacer » passe également par se priver de ce « confort », de cette « béquille » que peut être l’autre. Qui dit retrait, dit ouverture à l’introspection, et trouver en soi les sources, moyens, outils pour répondre aux questions de sa recherche.

Ce retrait est rendu possible par un accompagnement adapté, un temps et un espace spécifiques, et des moyens financiers.

Temps

Le prendre, le perdre… se perdre…

Une recherche à L’L n’a pas de durée prédéfinie et peut se dérouler sur plusieurs années. Chaque recherche se décline en une série de résidences de travail de deux à trois semaines (assez pour déposer ses valises et tenter, esquisser ; pas assez pour peaufiner, construire), à raison de quatre fois par an et d’une période de jachère de deux à trois mois entre chaque résidence (prendre du recul, mais sans perdre le fil).

Espace

Un plateau pour travailler, avec un (strict) minimum de matériel et ce, afin que l’artiste-chercheur.e ne se cache pas derrière la technique, et réponde par elle/lui-même aux questions de la recherche.

Chercher étant « se déplacer » (de soi-même, de ses paradigmes, de ses cadres), L’L veille à proposer un espace différent d’une résidence à l’autre.

Ces espaces sont entièrement mis à la disposition du/de la chercheur.e, sans aucune interférence extérieure, afin que ce/cette dernier.ère s’y sente dans son intimité et totalement libre dans son travail.

Moyens

Les personnes sélectionnées pour développer un processus de recherche à L’L bénéficient d’une bourse de recherche, rendant possible financièrement la démarche de « retrait »  régulier qu’exige une recherche à L’L. L’L prend à sa charge les frais de transport et de logement des chercheur.e.s, mais aussi, moyennant accord préalable, certains achats divers en rapport avec les recherches.

Accompagnement

L’accompagnement des chercheur·e·s que L’L propose caractérise de manière forte cette manière de faire de la recherche, et répond au désir d’émancipation des individus. En rien il ne s’agit d’aider les chercheur·e·s dans leur processus, mais bien de réfléchir avec eux, de littéralement les accompagner, « se joindre à (qqn) pour aller où il va en même temps que lui » (Petit Robert). Cet accompagnement met en œuvre des manières d’être telles que le non-savoir, le dialogue et l’écoute.

Principalement, deux types d’accompagnement co-existent :

Une posture de proximité: les accompagnateurs de L'L

Un tandem/trio d’accompagnement intervient régulièrement au cours du processus de recherche (entre autres avant chaque résidence, à la fin de chaque résidence, à l’heure de faire un moment récapitulatif,…) Cette intervention est « sur mesure » dans le sens où elle s’adapte autant que possible aux nécessités propres à chaque recherche, aux demandes spécifiques de chaque chercheur·e. Cette intervention est renforcée par un accompagnement réflexif et méthodologique.

 

Un accompagnement à distance: les partenaires

Cet accompagnement plus distancié que celui procuré par le noyau d’intervenants de L’L semble nécessaire pour assurer une présence tierce, moins proche des chercheur·e·s que ne l’est celle de L’L. Les partenaires jouent dans ce dispositif un rôle de témoin tiers, au moment clé que constitue une fin de résidence dans leur lieu respectif.

Mettre en question ses propres cadres et formatages, déplacer/renforcer ses modalités d’écriture (au sens large), ouvrir de nouveaux champs scéniques, échapper à la logique de productivité avant tout, creuser en soi la nécessité de ce que l’on a à dire et de comment on pourrait le dire… 

Autant d’enjeux potentiels de toute recherche.

Pour y parvenir, L’L propose un cadre de travail qui s’articule autour de cinq mots-clés :

Retrait

Une recherche à L’L implique de se retirer et de travailler en solitaire ; si des tandems ou trio de chercheur.e.s peuvent exister, ce sont des exceptions.

Pourquoi ce choix de chercher seul ?

Habituellement, les arts de la scène se pratiquent essentiellement en équipe. À L’L, « se déplacer » passe également par se priver de ce « confort », de cette « béquille » que peut être l’autre. Qui dit retrait, dit ouverture à l’introspection, et trouver en soi les sources, moyens, outils pour répondre aux questions de sa recherche.

Ce retrait est rendu possible par un accompagnement adapté, un temps et un espace spécifiques, et des moyens financiers.

Temps

Le prendre, le perdre… se perdre…

Une recherche à L’L n’a pas de durée prédéfinie et peut se dérouler sur plusieurs années. Chaque recherche se décline en une série de résidences de travail de deux à trois semaines (assez pour déposer ses valises et tenter, esquisser ; pas assez pour peaufiner, construire), à raison de quatre fois par an et d’une période de jachère de deux à trois mois entre chaque résidence (prendre du recul, mais sans perdre le fil).

Espace

Un plateau pour travailler, avec un (strict) minimum de matériel et ce, afin que l’artiste-chercheur.e ne se cache pas derrière la technique, et réponde par elle/lui-même aux questions de la recherche.

Chercher étant « se déplacer » (de soi-même, de ses paradigmes, de ses cadres), L’L veille à proposer un espace différent d’une résidence à l’autre.

Ces espaces sont entièrement mis à la disposition du/de la chercheur.e, sans aucune interférence extérieure, afin que ce/cette dernier.ère s’y sente dans son intimité et totalement libre dans son travail.

Moyens

Les personnes sélectionnées pour développer un processus de recherche à L’L bénéficient d’une bourse de recherche, rendant possible financièrement la démarche de « retrait »  régulier qu’exige une recherche à L’L. L’L prend à sa charge les frais de transport et de logement des chercheur.e.s, mais aussi, moyennant accord préalable, certains achats divers en rapport avec les recherches.

Accompagnement

L’accompagnement des chercheur·e·s que L’L propose caractérise de manière forte cette manière de faire de la recherche, et répond au désir d’émancipation des individus. En rien il ne s’agit d’aider les chercheur·e·s dans leur processus, mais bien de réfléchir avec eux, de littéralement les accompagner, « se joindre à (qqn) pour aller où il va en même temps que lui » (Petit Robert). Cet accompagnement met en œuvre des manières d’être telles que le non-savoir, le dialogue et l’écoute.

Principalement, deux types d’accompagnement co-existent :

Une posture de proximité: les accompagnateurs de L'L

Un tandem/trio d’accompagnement intervient régulièrement au cours du processus de recherche (entre autres avant chaque résidence, à la fin de chaque résidence, à l’heure de faire un bilan d’étape,…) Cette intervention est « sur mesure » dans le sens où elle s’adapte autant que possible aux nécessités propres à chaque recherche, aux demandes spécifiques de chaque chercheur·e. Cette intervention est renforcée par un accompagnement réflexif et méthodologique.

 

Un accompagnement à distance: les partenaires

Cet accompagnement plus distancié que celui procuré par le noyau d’intervenants de L’L semble nécessaire pour assurer une présence tierce, moins proche des chercheur·e·s que ne l’est celle de L’L. Les partenaires jouent dans ce dispositif un rôle de témoin tiers, au moment clé que constitue une fin de résidence dans leur lieu respectif.