Christophe Le Blay

Parcours à L'L

Après dépôt de candidature, Christophe Le Blay entame sa recherche à L’L en mars 2020.

En danses par essence, Christophe Le Blay s’attache à la diversité des mouvements. Les champs artistiques qu’il traverse interrogent l’art chorégraphique dans sa relation esthétique et politique au monde.

Après les Ballet National de Marseille et Ballets Preljocaj, il aborde la diversité des danses contemporaines : Michel Kelemenis, Thierry Thieu Niang, Christophe Haleb,… Ces collaborations chorégraphiques se complètent de celles avec le théâtre, l’opéra, les arts visuels et plastiques, le paysagisme, le stylisme, la marionnette contemporaine.

Lauréat de la Fondation Pistoletto en 2012 pour Room without a roof, il est partie prenante des créations transdisciplinaires Anémochore et Canons. Parallèlement, il contribue avec Renaud Herbin, directeur du TJP Centre Dramatique National de Strasbourg – Grand Est, à l’élaboration d’une parole commune et singulière sur la relation des corps et des matières.

Avide de déséquilibres porteurs et d’une action artistique où la transmission interroge les mots et l’état de corps – le juste état d’attention pour répondre aux effets d’une danse en partage – entre sciences sociales et pratique artistique, il obtient en 2018 le Master en Arts politiques de l’École des Affaires Publiques de Sciences Po.

www.christopheleblay.com

 

Recherche en cours

© Bruno Gros, juin 2014

(sans titre)

« Des modulations entre théorie et danses, aux prises avec l’intrigue sociale : j’éprouve la nécessité du retrait pour formuler.
Le processus de recherche s’affirme comme modalité de rencontre : une mise en équation de l’inconnu et de mes savoirs préétablis.
Toucher à un in situ de l’être dans son isolement demande d’accéder à une autre temporalité de travaux pour me laisser détourner et se retourner sur ce qui surgit. 
Dans l’attention au non présagé, quels signes s’échangent entre l’humeur du moment et l’atmosphère des temps ? Je guette l’élaboration d’une palette chromatique à mon langage ; un état qui me permette d’envisager les développements d’une physicalité de la pensée autrement que dans une succession de citations non éprouvées.
Rouge de colère, vert de trouille, bleu par le froid, pourpre de désirs ou jaune sur rond-point, quels spectres me composent ?
La définition d’un nous pointerait vers une inscription autre sur l’échelle chromatique d’un positionnement politique. »
Christophe Le Blay