Silvio Palomo
& Manon Joannotéguy

Parcours à L'L

Suite à un dépôt de candidature, Silvio Palomo a entamé sa première recherche à L’L en février 2017. Manon Joannotéguy rejoint Silvio dans sa recherche en septembre 2019.

Silvio Palomo

Silvio Palomo est né en 1989 à Santiago du Chili. Diplômé en interprétation dramatique de l’INSAS en 2014, il se consacre principalement à la mise en scène. Après une première tentative (Lama) présentée, durant son cursus scolaire, au théâtre de la Balsamine pour le Festival Printemps Précoce, il propose La Colonie en 2016. Avec cette série théâtrale en quatre épisodes, Silvio explore et décortique les comportements du quotidien. Il travaille également en étroite collaboration avec son frère Itzel Palomo (scénographe et performeur) et présente en novembre 2015 (au TJP CDN d’Alsace) Appel d’air, tirage favorable à la combustion. Ce solo prend la forme d’une expérience sensible où la mémoire devient matière modelable.

En parallèle, il intervient comme regard extérieur pour Petit guide pour disparaître doucement de Félix-Antoine Boutin présenté à Actoral en octobre 2016 ainsi que pour une lecture de Quelques rêves oubliés de Camille Panza présenté au BAMP.

En tant que comédien il a collaboré avec Salvatore Calcagno, Jean-Baptiste Polge, Louisa Merino, Camille Panza et Leonard Cornevin.

Manon Joannotéguy

Manon est née en 1989 à Amiens, petite Venise du nord, où elle passe son enfance avant de prendre le large pour la méditerranée l’année de ses treize ans. A Marseille, elle découvre les gabians, le soleil au zénith et les bains sur le retour des cours. A la fin du collège, elle hésite entre le sport et le théâtre : elle choisit le second et passe un bac L au lycée Marseilleveyre.
Elle part à Paris l’année de ses dix-huit ans, se trouve une petite chambre et s’inscrit en hypokhâgne. Dans la capitale de l’Hexagone, elle découvre une scène internationale, continue à jouer grâce à l’option théâtre du lycée Victor Hugo, suit différents stages puis décide de rejoindre l’université. Elle s’inscrit à Paris III Sorbonne Nouvelle, en études théâtrales et en audiovisuel, continue à fréquenter les théâtres, mais se plonge aussi dans les salles de cinéma. Une fois sa licence en poche, après une année au conservatoire du 13e arrondissement et un projet avec son ancien professeur d’hypokhâgne, elle part tenter le concours de l’INSAS à Bruxelles. Elle intègre cette école supérieure en art dramatique et en sort diplômée en juin 2014.
Durant cette formation, elle multiplie les rencontres, et trouve dans le travail de Silvio Palomo un point d’accroche et de langage commun. En 2016, ils créent La Colonie, une série théâtrale développée en quatre volets et présentée au Théâtre de la Balsamine (Bruxelles). A l’école, elle a aussi fait la rencontre de Simon Thomas pour qui elle a joué dans Should I stay or Should I stay (2018), et avec qui elle entame actuellement un projet de conférences théâtrales.
En outre, à sa sortie de l’école, elle retrouve Ingrid Von Wantoch Rekowski, avec qui elle avait travaillé durant sa dernière année à l’INSAS, pour une recherche autour du corps du quatuor : ce projet donnera lieu à différents moments de résidences aux Brigittines (Bruxelles) et à l’IRCAM à Paris. En mai 2015, elle participe à l’édition de « La ville en jeu » avec le projet Que puis-je faire pour vous ? d’Anne Cécile Vandalem. En février 2016, elle danse dans Fractal de Clément Thirion, en compagnie d’une trentaine de figurants. En 2017, elle rejoint le collectif Transquinquennal pour la création de Philip Seymour Hoffman par exemple de Rafael Spregelburd, présentée au KunstenFestivaldesArts à Bruxelles. Et en 2018, elle travaille avec Salvatore Calcagno pour Gen Z
Avec Silvio Palomo, d’autres projets sont aujourd’hui en cours, mais c’est un grand événement pour elle que de pouvoir partager le plateau avec lui – pour une fois – et de prendre le temps à deux de chercher autour du « presque rien ».

 

Recherche en cours

© Silvio Palomo
Fluctuations du non-évènement

« Petite théorie de la banane:

Le seul fait de voir un pied qui va marcher sur une peau de banane me suffit à imaginer la chute.

Si je place une peau de banane sur scène, tout le monde s’attendra à ce que je marche dessus à un moment donné. Et l’on attendra cet instant pendant toute la représentation…

Mais si je ne marche jamais sur cette banane, cela laisse le temps à celui qui regarde, d’imaginer toutes les chutes potentielles. Je n’ai alors plus besoin de marcher sur la banane puisque ma chute sera toujours moins impressionnante que celles que les spectateurs auront projetées.

En posant cette banane, je crée une tension (certes pas énorme) qui n’aboutira à rien.

Au travers de mes différentes tentatives, bidouillages hasardeux et théories à géométrie variables, je m’acharnerai à dresser des partitions sur ce qui entoure le rien.

À ce jour, je suis persuadé (pour reprendre les mots de Lichtenberg) que « quand on veut donner une interprétation raisonnable de choses incompréhensibles et absurdes, on tombe assez souvent sur de bonnes idées »

En espérant que le temps me donne raison … »

Silvio Palomo