Guillaume Bariou

Parcours à L'L
Suite à un dépôt de candidature, Guillaume Bariou entame une première recherche à L’L en octobre 2016. Celle-ci s’intitule Who cares ? et tourne autour de la question de l’altruisme et de l’empathie.
Guillaume Bariou est né en 1978. Enfant, il voulait être éleveur de crocodiles. Du genre Crocodile Dundee. Jeune adulte, il se voyait bien critique rock. Du genre gonzo. Mais ça ne s’est pas passé comme ça…
Après des études de philosophie, option musicologie, il commence par travailler dans le monde de la radio, au sein duquel se confirme sa passion pour la musique et se développe son amour pour la voix, pour les voix. Il mène en parallèle plusieurs projets musicaux qui le conduiront à réaliser une bande son pour un spectacle de danse en 2003. Depuis lors, il officie comme musicien et créateur sonore pour de nombreuses compagnies de théâtre contemporain et de danse.
En 2004, il crée une association pour organiser des soirées dansantes : Biche Prod. Cette association va finalement se transformer en une compagnie, au service de ses projets. Une compagnie à vocation pluridisciplinaire impliquée dans des formes transversales, entre spectacle vivant, arts visuels et sonores.
Après un premier spectacle musical en 2007, Ecce Homo, il réalise sa première mise en scène théâtrale en 2015, Mundo Mantra, à partir du livre psychédélique Mantra de l’auteur argentin Rodrigo Fresan. En 2016, il écrit et crée Remplir la nuit, tragi-comédie apocalyptique et, en 2017, il lance un projet de théâtre en mode
« drive-in » : Radio on (Where the dreams go to die) dans lequel il intègre des extraits de À deux heures du matin de Falk Richter.

Recherche en cours

© Guillaume Bariou
Who cares?

Je n’ai pas connu de catastrophe.

Individuelle, massive, privée, historique…

Pas de vrai drame. Aucun de ceux qui font dire aux gens «Ouh lalah, ça n’a pas du être facile ».

Il est fort probable que j’ai besoin des drames des autres pour me construire.

Les drames des autres me parlent.

C’est peut-être pour ça qu’un thème comme l’empathie m’intéresse. Je suis le rat qui, après avoir appris à appuyer sur un levier pour obtenir de la nourriture, arrête de s’alimenter quand il perçoit que son action est associée à la délivrance d’un choc électrique à un autre rat. Ou le poisson de David Foster Wallace qui prend conscience du monde autour de lui et qui se le répète comme un mantra : « This is water, this is water… »

Cette prise de conscience me pousse à chercher un nouveau positionnement. Car réfléchir sur la question de l’empathie, c’est se poser la question de l’identité. En tant qu’être humain impliqué dans des relations inter-subjectives, mais aussi en tant qu’artiste.

Guillaume Bariou